GUINÉE CULTURE

La culture des communautés durant la période pré-coloniale[modifier | modifier le code]

Les hauts plateaux de la Haute Guinée furent à la fois le berceau et le foyer de l’expansion des grands empires et royaumes mandingues – GhanaSosoMali et, dans une moindre mesure en ce qui concerne la Guinée, Songhaï . Niani, la première capitale de l’empereur Soundiata Keïta, fondateur de l’Empire Mandingue, se trouvait dans la région de l’actuelle préfecture de Mandiana. La Charte du Manden (1212) figure parmi les toutes premières déclarations connues de l’histoire de l’humanité fondant l’Etat sur la personne humaine universelle.

Le Royaume théocratique peuhl, sous le couvert de l’islamisation des populations de la région, fit du Foutah Djallon au 18ème siècle le foyer d’une aire civilisationnelle et culturelle originale par ses modes d’expression institutionnelle, intellectuelle et spirituelle. Sa littérature en particulier y connaît un rayonnement aujourd’hui reconnu de portée universelle, avec ses maîtres dont de Thierno Mohammad Samba Mombéya et Tyerno Aliou Boubha Dyan.

En Guinée Maritime et en Guinée forestière, des Etats et Royaumes, fortement structurés et organisés sur des bases communautaires, parviendront, tout le long de l’histoire, à sauvegarder leur autonomie et une identité culturelle originale. Les savoirs locaux, les masques, statues et instruments de percussion des Baga, des Kissi et des autres communautés du littoral et de la Guinée Forestière ont une notoriété internationale et une source d’inspiration pour les artistes modernes, africains ou étrangers . Les polyphonies et les polyrythmies des musiques et danses des populations de ces régions, aujourd’hui partagées par toute l’Afrique de l’Ouest, enrichissent « la world music » internationale. C’est cette culture traditionnelle qui fait la richesse et la diversité de la culture nationale guinéenne. Elle reste vivante grâce aux communautés qui la conservent et qui continuent de s’exprimer par leur biais, en dépit de toutes sortes de contraintes sociales, politiques et économiques qui pèsent sur cet héritage et sa transmission.

La culture guinéenne durant la période coloniale[modifier | modifier le code]

En plaçant les communautés sous la même autorité administrative sur un territoire arbitrairement découpé, la colonisation va accélérer le brassage des populations et de leurs cultures spécifiques. Elle va surtout contribuer à l’émergence d’une autre composante de la culture guinéenne actuelle, d’inspiration européenne, à travers deux institutions majeures, l’Eglise et l’Ecole. La culture traditionnelle était et reste encore très largement orale, bien que des formes d’expression écrite très élaborées n’en soient pas absentes. La colonisation va introduire, systématiser et développer une culture d’expression écrite. La culture traditionnelle, bien évidemment, avait pour véhicule de son oralité les langues parlées par les populations, bien qu’il ne faille pas, là également, oublier l’influence de l’arabe. La colonisation va introduire une langue étrangère de communication, écrite et parlée par une petite élite (le français). La culture traditionnelle était une culture essentiellement endogène, bien qu’il ne faille pas négliger les contacts de civilisations qui se sont développées durant la période pré-coloniale. La colonisation va introduire des valeurs, des formes, des modèles et des moyens d’expression culturelle radicalement différents, découlant de, et renforçant, la domination de la civilisation occidentale et du capitalisme européen. La poésie, le théâtre et le roman en langue française deviennent le mode d’expression culturelle des nouveaux intellectuels guinéens. La valse, la polka et la mazurka, jouées par des musiciens utilisant des instruments de musique d’origine européenne, en premier lieu la guitare, le banjo et l’accordéon, font danser dans des salles fermées l’élite européenne et indigène, habillée et coiffée selon les modes métropolitaines.

La culture guinéenne durant la Première République[modifier | modifier le code]

La Première République (1958-1984) saura utiliser cette richesse et cette diversité pour développer une politique culturelle visant l’affirmation de la personnalité et de l’identité de la nation guinéenne et la construction d’une nation dans le moule du Parti-Etat. De cette période datent les grandes institutions et organisations de masse qui seront le véhicule et le cadre d’expression à la fois de l’idéologie du Parti et de la culture populaire nationale. De grandes rencontres culturelles de masse, à l’occasion en particulier de Quinzaines Artistiques qui culminent, tous les deux ans, en un Festival National des Arts et de la Culture, mobilisent quasiment toute la population, du plus petit village jusqu’à la capitale, procédant par une sélection pyramidale des meilleurs : orchestres modernes et ensembles traditionnelstroupes d’art dramatiqueballetspeintureartisanatcinéma, etc., la quasi-totalité des formes, supports et genres d’expression culturelle sont ainsi solidement encadrés de la base au sommet et subventionnés par l’organisation politique du Parti-Etat. Cette organisation fait de la Guinée le foyer d’une effervescence culturelle dont le rayonnement dépasse rapidement le cadre du territoire national pour atteindre les scènes internationales. Les artistes guinéens remportent un grand nombre de prix, à l’occasion par exemple des festivals panafricains (AlgerTunisLagos) et mondiaux (BerlinMoscouCuba) tout en restant également très présents sur les scènes occidentales (New YorkParisTokyo, etc.). Il convient cependant de noter, face à cette effervescence des arts de la scène, un plus faible dynamisme des arts d’expression individuelle comme la littérature, en particulier le roman, phénomène qui s’explique probablement par la mission d’abord de mobilisation collective que le régime avait assignée à la culture.

La culture guinéenne durant la Deuxième République[modifier | modifier le code]

Le changement de régime en 1984, supprimant d’un seul coup les structures du PDG, et l’option pour un régime libéral et pluraliste, eurent pour conséquence, dans le domaine de la culture, de créer d’abord un vide institutionnel, juridique et organisationnel qui ne sera plus ou moins comblé que progressivement. Un nouveau champ culturel commence alors à se constituer sur la base de principes, de mode d’organisation et de modes de gestion fondés sur libéralisme économique et les libertés individuelles d’expression et d’association. Sous le couvert de la privatisation et des programmes d’ajustement structurel (PAS) mis en œuvre à partir des années « 90 ». Les quelques industries culturelles existantes, notamment les entreprises d’Etat du secteur de la culture (Syli FilmSyli Cinéma, pour le cinéma, Syli Photo pour la photographie, Syliphone (pour la production de disques), l’Imprimerie Nationale Patrice Lumumba et l’Imprimerie de l’Education et de la Culture, Libraport pour l’importation du livre) sont quasiment abandonnées.

Cependant, la constitution d’un secteur privé et associatif de la culture ouvre de nouvelles perspectives. L’écriture poétique et romanesque connaît un plus grand dynamisme par le nombre d’ouvrages édités à l’extérieur ou par des maisons d’édition installées dans le pays ; la liberté d’expression admise par le nouveau régime stimule un esprit plus critique même dynamisme dans l’industrie du spectacle, de la musique en particulier, avec l’émergence d’un grand nombre d’artistes, de producteurs, de diffuseurs et managers qui, malgré de nombreuses difficultés, parviennent pourtant à s’implanter sur un marché national de la culture en voie de constitution, plus rarement sur les marchés sous-régionaux et internationaux. Les domaines considérés comme peu « rentables », comme par exemple la conservation et la valorisation du patrimoine matériel et immatériel des communautés. Quelques entrepreneurs privés étrangers ou guinéens expatriés commencent à jouer un rôle d’impulsion important, qui a contribué soit à la renaissance culturelle de certains artistes des périodes précédentes (Bembeya JazzBallets AfricainsMory KantéMomo WandelMamadi Keita DjembefolaSékouba Bambino etc.), soit à l’émergence d’une nouvelle génération d’artiste (théâtre moderne, acrobates, humoristes, musique urbaine, etc.). Avec la diminution drastique des subventions de l’Etat, l’essentiel des appuis vient de la coopération culturelle internationale, principalement de la France et de la Francophonie, de l’Union Européenne, de l’UNESCO et du Canada.

Peuples, langues, cultures[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

La langue officielle de la République de Guinée est le français. Il s'agit de la langue de l'État et des institutions officielles. Après le régime de Ahmed Sékou Touré, le français est redevenu la langue unique d'enseignement à l'école.

La langue française est une langue en forte expansion en Guinée d'après les derniers rapports. En 2002, le nombre de locuteurs de langue maternelle française était estimé à 2 % de la population totale1. D'après les autorités guinéennes, une nouvelle estimation de 2007 revoit ce chiffre fortement à la hausse par rapport à celle de 2002 : le nombre de francophones atteindrait 21,1 % et le nombre de francophones partiels 42,1 %. L'ensemble cumulé représente 6 millions de personnes, soit 63,2 % de la population totale ayant une maîtrise partielle ou complète de cette langue2. L'arabe est fortement utilisé pour des besoins religieux. L'anglais est présent dans les régions frontalières avec le Liberia et la Sierra Leone, et est une langue universitaire et commerciale.

Les trois principales langues d'origine africaine sont (d'après Diallo, 2004) :

  • le poular ou peul écrit en ADLAM, parlé majoritairement en Moyenne-Guinée, soit plus de 35 % de la population guinéenne, possède de nombreux locuteurs dans les autres régions;
  • le malinké écrit en N'KO, parlé majoritairement en Haute-Guinée, soit environ 35 % de la population guinéenne, possède de nombreux locuteurs dans les autres régions;
  • le kissi, le koniaké (la version malinké de la Région de N'zérékoré), le Kono, le Kpelle ou guerzé, le Kouranko et Lélé (la version malinké de Kissidougou et Guékédou), le Mano et le Toma sont parlés en Guinée forestière, possèdent de nombreux locuteurs dans les autres régions..
  • le soussou, parlé majoritairement en Basse-Guinée est la langue dominante de la capitale Conakry, possède de nombreux locuteurs dans les autres régions.

Mais on rencontre également des locuteurs dans d'autres langues qui sont :

La Guinée est membre de l'Organisation internationale de la francophonie.

De plus, les villes de Gueckédou, Kindia, Mamou, Conakry, Kankan, Labé et Télimélé sont membres de l'Association internationaleLa diversité et la complémentarité de ses écosystèmes naturels, le brassage de populations ayant, à l’origine, des activités et des pratiques sociales et culturelles différentes et une singulière histoire politique expliquent la richesse exceptionnelle de la culture guinéenne.

La culture des communautés durant la période pré-coloniale[modifier | modifier le code]

Les hauts plateaux de la Haute Guinée furent à la fois le berceau et le foyer de l’expansion des grands empires et royaumes mandingues – GhanaSosoMali et, dans une moindre mesure en ce qui concerne la Guinée, Songhaï . Niani, la première capitale de l’empereur Soundiata Keïta, fondateur de l’Empire Mandingue, se trouvait dans la région de l’actuelle préfecture de Mandiana. La Charte du Manden (1212) figure parmi les toutes premières déclarations connues de l’histoire de l’humanité fondant l’Etat sur la personne humaine universelle.

Le Royaume théocratique peuhl, sous le couvert de l’islamisation des populations de la région, fit du Foutah Djallon au 18ème siècle le foyer d’une aire civilisationnelle et culturelle originale par ses modes d’expression institutionnelle, intellectuelle et spirituelle. Sa littérature en particulier y connaît un rayonnement aujourd’hui reconnu de portée universelle, avec ses maîtres dont de Thierno Mohammad Samba Mombéya et Tyerno Aliou Boubha Dyan.

En Guinée Maritime et en Guinée forestière, des Etats et Royaumes, fortement structurés et organisés sur des bases communautaires, parviendront, tout le long de l’histoire, à sauvegarder leur autonomie et une identité culturelle originale. Les savoirs locaux, les masques, statues et instruments de percussion des Baga, des Kissi et des autres communautés du littoral et de la Guinée Forestière ont une notoriété internationale et une source d’inspiration pour les artistes modernes, africains ou étrangers . Les polyphonies et les polyrythmies des musiques et danses des populations de ces régions, aujourd’hui partagées par toute l’Afrique de l’Ouest, enrichissent « la world music » internationale. C’est cette culture traditionnelle qui fait la richesse et la diversité de la culture nationale guinéenne. Elle reste vivante grâce aux communautés qui la conservent et qui continuent de s’exprimer par leur biais, en dépit de toutes sortes de contraintes sociales, politiques et économiques qui pèsent sur cet héritage et sa transmission.

La culture guinéenne durant la période coloniale[modifier | modifier le code]

En plaçant les communautés sous la même autorité administrative sur un territoire arbitrairement découpé, la colonisation va accélérer le brassage des populations et de leurs cultures spécifiques. Elle va surtout contribuer à l’émergence d’une autre composante de la culture guinéenne actuelle, d’inspiration européenne, à travers deux institutions majeures, l’Eglise et l’Ecole. La culture traditionnelle était et reste encore très largement orale, bien que des formes d’expression écrite très élaborées n’en soient pas absentes. La colonisation va introduire, systématiser et développer une culture d’expression écrite. La culture traditionnelle, bien évidemment, avait pour véhicule de son oralité les langues parlées par les populations, bien qu’il ne faille pas, là également, oublier l’influence de l’arabe. La colonisation va introduire une langue étrangère de communication, écrite et parlée par une petite élite (le français). La culture traditionnelle était une culture essentiellement endogène, bien qu’il ne faille pas négliger les contacts de civilisations qui se sont développées durant la période pré-coloniale. La colonisation va introduire des valeurs, des formes, des modèles et des moyens d’expression culturelle radicalement différents, découlant de, et renforçant, la domination de la civilisation occidentale et du capitalisme européen. La poésie, le théâtre et le roman en langue française deviennent le mode d’expression culturelle des nouveaux intellectuels guinéens. La valse, la polka et la mazurka, jouées par des musiciens utilisant des instruments de musique d’origine européenne, en premier lieu la guitare, le banjo et l’accordéon, font danser dans des salles fermées l’élite européenne et indigène, habillée et coiffée selon les modes métropolitaines.

La culture guinéenne durant la Première République[modifier | modifier le code]

La Première République (1958-1984) saura utiliser cette richesse et cette diversité pour développer une politique culturelle visant l’affirmation de la personnalité et de l’identité de la nation guinéenne et la construction d’une nation dans le moule du Parti-Etat. De cette période datent les grandes institutions et organisations de masse qui seront le véhicule et le cadre d’expression à la fois de l’idéologie du Parti et de la culture populaire nationale. De grandes rencontres culturelles de masse, à l’occasion en particulier de Quinzaines Artistiques qui culminent, tous les deux ans, en un Festival National des Arts et de la Culture, mobilisent quasiment toute la population, du plus petit village jusqu’à la capitale, procédant par une sélection pyramidale des meilleurs : orchestres modernes et ensembles traditionnelstroupes d’art dramatiqueballetspeintureartisanatcinéma, etc., la quasi-totalité des formes, supports et genres d’expression culturelle sont ainsi solidement encadrés de la base au sommet et subventionnés par l’organisation politique du Parti-Etat. Cette organisation fait de la Guinée le foyer d’une effervescence culturelle dont le rayonnement dépasse rapidement le cadre du territoire national pour atteindre les scènes internationales. Les artistes guinéens remportent un grand nombre de prix, à l’occasion par exemple des festivals panafricains (AlgerTunisLagos) et mondiaux (BerlinMoscouCuba) tout en restant également très présents sur les scènes occidentales (New YorkParisTokyo, etc.). Il convient cependant de noter, face à cette effervescence des arts de la scène, un plus faible dynamisme des arts d’expression individuelle comme la littérature, en particulier le roman, phénomène qui s’explique probablement par la mission d’abord de mobilisation collective que le régime avait assignée à la culture.

La culture guinéenne durant la Deuxième République[modifier | modifier le code]

Le changement de régime en 1984, supprimant d’un seul coup les structures du PDG, et l’option pour un régime libéral et pluraliste, eurent pour conséquence, dans le domaine de la culture, de créer d’abord un vide institutionnel, juridique et organisationnel qui ne sera plus ou moins comblé que progressivement. Un nouveau champ culturel commence alors à se constituer sur la base de principes, de mode d’organisation et de modes de gestion fondés sur libéralisme économique et les libertés individuelles d’expression et d’association. Sous le couvert de la privatisation et des programmes d’ajustement structurel (PAS) mis en œuvre à partir des années « 90 ». Les quelques industries culturelles existantes, notamment les entreprises d’Etat du secteur de la culture (Syli FilmSyli Cinéma, pour le cinéma, Syli Photo pour la photographie, Syliphone (pour la production de disques), l’Imprimerie Nationale Patrice Lumumba et l’Imprimerie de l’Education et de la Culture, Libraport pour l’importation du livre) sont quasiment abandonnées.

Cependant, la constitution d’un secteur privé et associatif de la culture ouvre de nouvelles perspectives. L’écriture poétique et romanesque connaît un plus grand dynamisme par le nombre d’ouvrages édités à l’extérieur ou par des maisons d’édition installées dans le pays ; la liberté d’expression admise par le nouveau régime stimule un esprit plus critique même dynamisme dans l’industrie du spectacle, de la musique en particulier, avec l’émergence d’un grand nombre d’artistes, de producteurs, de diffuseurs et managers qui, malgré de nombreuses difficultés, parviennent pourtant à s’implanter sur un marché national de la culture en voie de constitution, plus rarement sur les marchés sous-régionaux et internationaux. Les domaines considérés comme peu « rentables », comme par exemple la conservation et la valorisation du patrimoine matériel et immatériel des communautés. Quelques entrepreneurs privés étrangers ou guinéens expatriés commencent à jouer un rôle d’impulsion important, qui a contribué soit à la renaissance culturelle de certains artistes des périodes précédentes (Bembeya JazzBallets AfricainsMory KantéMomo WandelMamadi Keita DjembefolaSékouba Bambino etc.), soit à l’émergence d’une nouvelle génération d’artiste (théâtre moderne, acrobates, humoristes, musique urbaine, etc.). Avec la diminution drastique des subventions de l’Etat, l’essentiel des appuis vient de la coopération culturelle internationale, principalement de la France et de la Francophonie, de l’Union Européenne, de l’UNESCO et du Canada.

Peuples, langues, cultures[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

La langue officielle de la République de Guinée est le français. Il s'agit de la langue de l'État et des institutions officielles. Après le régime de Ahmed Sékou Touré, le français est redevenu la langue unique d'enseignement à l'école.

La langue française est une langue en forte expansion en Guinée d'après les derniers rapports. En 2002, le nombre de locuteurs de langue maternelle française était estimé à 2 % de la population totale1. D'après les autorités guinéennes, une nouvelle estimation de 2007 revoit ce chiffre fortement à la hausse par rapport à celle de 2002 : le nombre de francophones atteindrait 21,1 % et le nombre de francophones partiels 42,1 %. L'ensemble cumulé représente 6 millions de personnes, soit 63,2 % de la population totale ayant une maîtrise partielle ou complète de cette langue2. L'arabe est fortement utilisé pour des besoins religieux. L'anglais est présent dans les régions frontalières avec le Liberia et la Sierra Leone, et est une langue universitaire et commerciale.

Les trois principales langues d'origine africaine sont (d'après Diallo, 2004) :

  • le poular ou peul écrit en ADLAM, parlé majoritairement en Moyenne-Guinée, soit plus de 35 % de la population guinéenne, possède de nombreux locuteurs dans les autres régions;
  • le malinké écrit en N'KO, parlé majoritairement en Haute-Guinée, soit environ 35 % de la population guinéenne, possède de nombreux locuteurs dans les autres régions;
  • le kissi, le koniaké (la version malinké de la Région de N'zérékoré), le Kono, le Kpelle ou guerzé, le Kouranko et Lélé (la version malinké de Kissidougou et Guékédou), le Mano et le Toma sont parlés en Guinée forestière, possèdent de nombreux locuteurs dans les autres régions..
  • le soussou, parlé majoritairement en Basse-Guinée est la langue dominante de la capitale Conakry, possède de nombreux locuteurs dans les autres régions.

Mais on rencontre également des locuteurs dans d'autres langues qui sont :

La Guinée est membre de l'Organisation internationale de la francophonie.

De plus, les villes de Gueckédou, Kindia, Mamou, Conakry, Kankan, Labé et Télimélé sont membres de l'Association internationale

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